La saignée

19 mai 2015 at 8 h 29 min
filed under culture

Difficile de trouver titre moins alléchant. Non, «La saignée» n’est pas un documentaire sur l’abattage des porcs en Poitou-Charentes, mais une série B des années 70. Un jeune serveur dans un restaurant français à New York est témoin d’un double meurtre perpétré par un chef de la Mafia en personne. De peur d’être à son tour abattu, il fait tomber son plateau de Martini on the rocks et file en France par le premier jet. Retour au pays natal, retour d’exil. Dans une petite ville mesquine et côtière qui n’est pas sans rappeler les villes du débarquement. Notre témoin de choc n’y est pas le bienvenu. Tous les notables du pays lui vouent une haine sans merci à cause d’une erreur de jeunesse Bovarysante. Notre héros se retrouve donc pris comme une feuille de laitue à l’intérieur d’un Mac Donald : d’un côté la mayonnaise locale de bourgeois enragés le traque comme une proie, de l’autre une huile de la police new-yorkaise tente de le ramener de force au procès comme témoin capital, sans compter l’homme de main de la Mafia chargé de le liquider. Alliances, contre-alliances et mésalliances, à force de frôler la mort, le héros finira bien par la trouver.La saignée «La saignée» est un film rétro. Si le côté rétro possède un certain charme, ce film a néanmoins un défaut majeur : il s’ennuie. Les mafiosi s’ennuient, le héros s’ennuie, les bourgeois s’ennuient, et pas seulement le dimanche, bref tout le monde s’ennuie et c’est bien triste pour le spectateur qui trouve le temps plutôt long !

no comments

Flux / trackback

respond