La sanction

21 avril 2015 at 8 h 25 min
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La sanctionQuand Clint Eastwood se prend pour James Bond. Eastwood, ancien membre d’un service secret style intervention rapide, s’est mis en retraite anticipée pour pouvoir enseigner l’Art dans une petite université. Mais, comme il lui manque trois dollars pour pouvoir se payer le Pissaro dont il rêve, il accepte de reprendre du service et de «buter» deux agents ennemis responsables de la liquidation d’un membre du réseau… Excusez du peu, mais il ne faut pas dire «buter» quand on est branché espionnage, il faut dire «sanctionner». D’où le titre. Après une facile sanction du premier tueur, Eastwood à qui il arrive bien des malheurs (parce que son propre chef le manipule en lui mettant dans les pattes une superbe, mais bien vénéneuse créature et que les méchants fourmillent autour de lui, Eastwood se trouve obligé de grimper la face Nord de l’Eiger, célèbre montagne suisse, pour découvrir lequel de ses trois compagnons de cordée est le tueur qu’il doit sanctionner. Cette quatrième réalisation signée (et interprétée par Clint Eastwood) est loin d’être son meilleur film. Malgré le comique involontaire de certaines situations, les scènes spectaculaires d’escalade où Eastwood n’est pas doublé et la composition pas triste de Jack Cassidy en traitre de service homosexuel, Eastwood le réalisateur possède toujours ce solide savoir-faire. Il offre à Eastwood le comédien quelques petits exploits physiques. Dommage qu’il ne lui ait pas aussi confié un vrai rôle : un vrai personnage plutôt que ce cow-boy des hauts sommets !

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