Schizo

12 avril 2015 at 8 h 21 min
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SchizoEn sortant de l’usine, un ouvrier du nord de l’Angleterre achète son journal et y apprend le prochain mariage de Samantha Gray, jeune championne de patin à glace, avec un riche industriel. Aussitôt il fait ses valises et prend le train pour Londres. Là, il tente de joindre Samantha. Le jour de son mariage, il s’introduit à la réception, déguisé en extra, et glisse un couteau ensanglanté près du gâteau… Terrorisée, la jeune mariée s’évanouit. Le lendemain, à travers le rideau de sa douche, elle aperçoit une ombre brandissant un couteau. La concierge de l’immeuble prétend que l’immeuble est hanté. Un autre jour, on découvre une tache rouge sur le sol. L’amant de Beth, meilleure amie de Samantha, accepte d’enquêter pour elle : il est aussitôt égorgé dans sa voiture. Les meurtres se succèdent jusqu’à ce que nous apprenions l’incroyable vérité. La référence à «Psychose», via la douche et  le grand couteau, n’est pas dénuée de fondement. Sans être génial, «Schizo» est un excellent film de terreur.

Les voleurs de la nuit

Les voleurs de la nuitIls sont jeunes et ils s’aiment. Chabadabada, chabadabada ? Et bien non, pas du tout. Vous n’y êtes pas et vous vous trompez de film. «Les voleurs de la nuit» est un «Bonnie and Clyde» bien français, comme son réalisateur Sam Fuller ne l’indique pas plus que la musique signée Ennio Morricone. François et Isabelle n’ont pas encore vingt ans et plein d’illusions lorsqu’ils se rencontrent à l’Anpe. Ils s’aiment et manigancent en rigolant le cambriolage de l’appartement des deux odieux responsables de ladite Anpe. Le premier casse se passe bien, le deuxième plutôt mal. Un homme meurt. Isabelle est blessée. L’histoire tourne au cauchemar pour les deux délinquants pas méchants relégués au rang de criminels dangereux condamnés à la fuite en avant. Samuel Fuller est un des derniers géants d’Hollywood. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne se trompe jamais. Il est le réalisateur de «La maison de bambou», de «Shock corridor» et de beaucoup d’autres chefs-d’œuvre. Pour les «Voleurs de la nuit», la parenté avec ses films précédents semble difficile à établir, comme il est difficile de s’émouvoir sur ce thriller essoufflé.

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