La Malédiction Finale

9 mars 2015 at 8 h 17 min
filed under culture

La Malédiction FinaleC’est le troisième volet du triptyque de «La malédiction» (le second était baptisé «Damien»). Damien, le rejeton de Satan, est maintenant âgé de 32ans. Héritier d’une immense fortune, ami du Président des États-Unis, il se fait confier par lui le poste d’ambassadeur à Londres. Il fonde une entreprise mondiale pour résoudre le problème de la pauvreté, une sorte de croisade de jeunes qui croient servir une bonne cause, mais qui seront, en fait, dévoués à ses sombres desseins. Seuls les moines de San Benedetto peuvent l’empêcher de nuire : ils tentent d’assassiner Damien, mais celui-ci bénéficie de la puissante protection infernale. On annonce alors qu’un enfant doit naître une certaine nuit, qui pourra barrer la route à Damien : celui-ci ordonne immédiatement à ses fidèles de tuer tous les nouveau-nés… Cet ultime forfait n’est pourtant que le prélude à sa défaite. Le film de Graham Baker clôt une série riche en scènes de terreur et en meurtres de toutes sortes, baignant dans un singulier climat de religiosité. Ce n’est pas le meilleur des trois épisodes, on sent que cette fois il s’agit de tirer sur la corde diabolique…

KRULL

KRULLUn prince, jeune et fringant guerrier. Une princesse, douce et jolie. Deux pères, chacun roi dans leur pays, qui voient, dans le mariage de leurs enfants respectifs, le moyen de faire la paix définitivement. La bête et ses massacreurs qui surgissent pour enlever la princesse… Tout cela a l’air un peu «cucul» et un peu vieillot. Ça l’est… même si «Krull» appartient à un genre très à la mode l’héroic-fantasy ! Tout cela se passe dans un royaume plein de sorciers, de cyclopes et de farouches guerriers. Une lointaine galaxie, au-delà du temps et de l’espace. Les contes de fées ont toujours un charme magique et naïf. Et, sur ce plan, le «Krull» de Peter Yates séduit la midinette qui sommeille en chacun de nous. Mais le film manque sérieusement de souffle épique ; ce qui est un comble pour une telle entreprise. Une fois accepté que le film n’est pas totalement réussi, on en voit les qualités. Le spectaculaire des effets spéciaux, notamment. Toute la scène de la visite chez la Veuve noire dans son royaume de toiles d’araignée et le final avec le château de la bête devenant organique sont très impressionnants. Il y a aussi la scène des sables mouvants, dans une lugubre lumière orangée. «Krull» est une suite de moments qui amusent, touchent ou émeuvent. Et puis le prince a fière allure et manie bien l’épée. Il est interprété par un comédien de talent : Ken Marshall. «Krull», par le plaisir de l’instant qu’il vous procure, mais par l’insatisfaction que suscite l’ensemble… est le type même du film raté qu’on aurait aimé voir réussi. D’ailleurs, le réalisateur Peter Yates connaît son métier et a tout de même réalisé «Bullit» !

no comments

Flux / trackback

respond